Dimanche 11 décembre 2011
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19:21
Le monde est loin, j'ai mal, mon soleil me brule de toute ses forces pour que j'oublie les douleurs des étrangers qui me blessent de leur langues fourchues. Ma peau noircie moins que mon âme qui
s'encrasse de tous ces soucis. Je ne sais comment sortir de l'eau, les morceaux de radeaux que je parviens à agripper ne sont que sucre ne me soulageant qu'un temps avant de me laisser me
débattre dans les eaux troubles des doutes, du monde des adultes, du monde des grands, du monde des soucis sans fins. Courir aussi vite que le vent, loin sans jamais ne rien regretter serais trop
lâche. Je m'enchaine à mes démons et on verra ce que ça donne ...
Par Le Blizzard Bleu
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Mardi 15 novembre 2011
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20:21
Une pensée pour Hubert Nyssen sans lui je n’en serais pas là, sans lui je n’aurais pas ce gout pour l’écriture et pour l’imaginaire. Merci pour ces découvertes, merci pour
tout.
Par Le Blizzard Bleu
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Mercredi 17 août 2011
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16:00
La neige tombe doucement sur mes yeux clos, fondent sur mes joues rosée d’excitation et recouvre mon corps allongé sur l’épaisse couche déjà présente au sol. Je me
relève et découvre une immensité blanche perturbée par cette énorme construction métallique fumante. Ses couleurs si tranchées donne une paysage une force qui m’emplis le ventre. Des papillons y
bourdonnent joyeusement. Mon esprit est calme et sans idées noires, les soucis sont loin bien que présent, en cet instant tout n’est que quiétude et apaisement. Mon âme retrouve son nid, son
jardin secret. Je me sens emballé dans du coton sans pour autant avoir pris quoi que ce soit, sans rechercher cette sensation elle n’en est que plus forte. Pas à pas mes pieds faisant crisser la
neige, je me remplis de cette joie, de cette paix, il m’alourdi, m’ancre au sol comme pour me rappeler que je ne rêve pas. Ce bonheur est bien là, ce que vous pensez être une drogue n’en ai pas
une. Ce que je vis en ce moment n’est que le simple fait d’être heureuse. En d’autres termes le bonheur.
Par Le Blizzard Bleu
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Mardi 31 mai 2011
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22:22
Mes ailes deviennent peu à peu un réflexe, les griffes acérées n’interviennent que dans le second round.
Savoir tout poser, tout retirer jusqu’aux plus profondes barrières est un actes inconscient mais qui prend beaucoup de temps. Je me couche à ses côtés tout les soirs, je me retourne un millier de
fois lorsqu’il n’est pas là. C’est une créature qui vit dans l’ombre, une épaisse carapace le protège. Des tonnes de choses diverses et variées, avec plus ou moins d’importance, lui donne cette
air impénétrable. Impalpable, chaleureux mais distant pourtant, il aborde tout d’abord une proximité conventionnelle. Tout bouge dans on antre, des idées grandissent et s’entrepose un peu
partout. Ses longs crocs acérés lui servent à impressionner, ils défient quiconque s’en prendra à lui. Promettant ainsi une mort lente et douloureuse à son assaillant. Au fil du temps je l’ai
senti m’attirer à lui, c’est là que je me suis transformée une bête fragile. Entre ses pates griffues j’étais devenue un animal faible à protéger. Quand j’ai arrêté de me débattre, quand
j’ai acceptée tous ce qu’il voulait me donner, j’ai compris. En posant mon oreille contre sa poitrine, j’ai entendu. Un cœur grondant m’attendait, il tambourine si fort que je le sers un peu plus
fort contre moi. A l’intérieur cette créature impressionnante se cache une âme aussi fragile et blessée que la mienne. Un passé gâté mais un optimisme à tout épreuve. Mon cœur et le sien ce sont
ouvert avec une chaleur qui ne s’est jamais apaisée jusqu’alors. Chaque jour nous nous apprivoisons, chaque jour il fait un peu plus chaud dans notre poitrine, chaque jours j’ai peur. Peur de me
réveillée, de le perdre, que cette alliance si parfaite se brise. C’est trop beau, je ne peux m’empêcher de le répéter, j’en ai mal tellement mon cœur ressent de choses. La chaleur se love dans
ma cage thoracique et emballe tout mon être de douceur et d’harmonie. De loin nous ne sommes que deux drôles de bêtes à vivre comme tant d’autres. Mais à travers nos yeux nous sommes aujourd’hui
ce que nous serons pour l’éternité.
Par Le Blizzard Bleu
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Samedi 16 avril 2011
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16:02
C’est comme vouloir franchir un mur invisible, aussi haut que soit et sans prendre d’élan. On y arrive avec du mal sans sueur et sans douleur mais la difficulté est
toujours là. Comme eux, présent, ils me surveillent me guettent invisible dans l’obscurité. Me laissez attraper et subir serait si agréable que la douleur ne ferait pas de mal à vrai dire,
mais cela leur ferais un plaisir bien trop grand … Soudain une lumière emplis mon être, une chaleur si puissante s’en dégage que je ne peux retenir mes cris et me tord de douleur sur le
cuir. Là c’est sur ils vont m’avoir, me débusquer et me capturer. La chaleur augmente la douleur à chaque seconde, l’éclat de lumière fissure mon corps pour mieux briller de tout son éclat. Mes
yeux troublés par les larmes de douleurs distinguent leurs capuchons noirs collés aux vitres, ils entourent le véhicule mais ne cherchent pas à y entrer. Je ne comprends plus, quel est leur
désir ? Quel est cette lumière qui me fend ? Les secondes sont des heures que la souffrance n’arrêtera pas. Dans un souffle, une explosion retentit je n’en suis autre que la source. Mon
corps retombe telle une poupée de chiffon sur la banquette inerte. Il me faut quelques secondes pour rouvrir les yeux et voir que les capuchons noirs ne sont plus là. Sans aucunes séquelles je me
redresse et ne voit plus rien par les fenêtres que du béton au sol. Il fait plus noir qu’au paravent. Je sors de la voiture et pas à pas la lumière se fait devant moi, au fur et à mesure de mes
pas je découvre que l’explosion a tout projeté sur les murs du parking. Les capuchons noirs sont là sans plus aucune âme pour les animer, gisants comme de vulgaires draps sur les carrosseries
brisées. La froideur du parking n’est plus, il me semble que je suis entourée par cette lumière comme une aura autour de moi elle me réchauffe et finalement je comprends. C’est elle, du fond de
mon antre elle est sortie pour me donner ce qu’il me manquait. Pour me sauver. Pour me répondre.
Par Le Blizzard Bleu
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